La fuite (la Foi en questions)

La fuite

Objectivement, on veut tous être heureux.

Objectivement, la vie, c’est moche.

Même pas besoin d’allumer le JT de 20h pour se rendre compte que le monde et l’humanité ont un sérieux problème.

"La vie que je veux vraiment vivre n'existe que dans mes rêveries."

« La vie que je veux vraiment vivre n’existe que dans mes rêveries. »

Et jusqu’à présent, personne n’a trouvé de vaccin ou de pilule pour faire disparaître le malheur de l’existence. Même les idéalistes et les doux-rêveurs finissent par perdre leurs illusions. À qui une maladie, à qui un accident, à qui une catastrophe naturelle, à qui une guerre, et si quelqu’un arrivait – par chance – à traverser la vie sans encombres, il finirait par mourir et disparaître.

Échapper à la condition humaine, personne n’a jamais réussi.

Face à ça, comment réagir ? 4 solutions.

(1) Se construire son bonheur « malgré tout »

Bon travail, bon salaire, vie de famille équilibrée, loisirs cools, amis sympas, petites vacances ; camoufler la réalité et tenter d’être heureux. Profiter de ce que la vie peut offrir et tenter de se l’offrir.

Mais d’une part, le bonheur ne peut pas dépendre uniquement de nous – le caractère aléatoire de la vie rend la tâche compliquée. On peut toujours attendre de la vie, mais (parait-il), celle-ci nous réserve parfois des surprises… bonnes, ou mauvaises, et il est impossible de maîtriser cela ; se croire invincible et à l’abri, c’est mentir à soi-même. Il semble donc assez risqué de vouloir camoufler le malheur et donner un sens à la vie en la bâtissant sur des éléments qui peuvent disparaitre du jour au lendemain… sans pourtant nier qu’ils sont bons et agréables!

D’autre part, le bonheur, en admettant qu’il soit sans faille et durable, ne réparera jamais notre réalité tordue. Quel que soit notre bonheur, le monde n’en sera pas meilleur. Notre monde immédiat peut-être, avec de la chance et en étant (un peu) égoïste… Mais cela restera un bonheur de surface, incapable de régler véritablement le problème de ma souffrance. L’homme ne peut pas, par son bonheur propre ou par ses actions, transformer le monde en paradis.

(2) Fuir ou oublier

En s’occupant l’esprit, en fuyant la source du problème, en niant la réalité. S’occuper l’esprit pour ne pas penser à la dureté de la vie, tomber dans un activisme professionnel ou récréationnel, fuir la réalité par des moyens divers et variés, s’amuser pour oublier (au lieu de s’amuser pour s’amuser), faire taire ce sentiment d’inutilité. À chacun son échappatoire.

Mais (1) cela dénature le plaisir et nous empêche de réfléchir et de chercher de réelles solutions. Au final, la vie n’en est pas plus aisée et nous ne faisons que fuir au lieu de chercher des solutions.

Et (2), le risque est d’aller d’échappatoire en désillusion, de désillusion en échappatoire, le cœur insatisfait ne demandant qu’à fuir plus. Et au final, on passe sa vie à chercher LE truc dans lequel s’investir pour oublier, ce qui ne fait pas disparaitre LE problème.

(3) Tomber dans le fatalisme

Une dernière option est de tomber dans un fatalisme, que l’on confondrait avec du réalisme :« de toute manière, la vie va nous décevoir, autant faire avec». Pourquoi cette option est-elle aussi vaine que les autres ? Parce qu’elle nie ce qui, en nous, nous pousse à nous indigner du malheur et à rechercher le bonheur profond, la vie, les relations harmonieuses. Quelle meilleure preuve pourrait-on nous donner que nous ne sommes pas faits pour être malheureux ? Ça serait dommage de passer à côté.

Ces trois options sont trois facettes différents d’un même problème… ne pas regarder le problème (et sa solution) en face. Pourtant, cela semblerait une assez bonne manière de régler la question !

(4) Pour un équilibre

L’auteur chrétien bien connu C.S Lewis nous invite à ne pas faire taire ce désir de plaisir implanté en nous; il ne s’agit de la pâle copie d’un bonheur plus grand que l’on trouve en Dieu1.

Et en effet, la Bible porte un regard lucide sur l’humanité et ne cache pas son problème : elle rejette Dieu, agit mal, en paie les conséquences, puis tente de reconstruire un ersatz de bonheur – toujours sans Dieu. C’est forcément voué à l’échec puisque la source du problème est le rejet de Dieu – comment alors croire que l’on peut être heureux sans lui ?

Et si la Bible ne cache pas le problème, elle ne cache pas non plus la solution : s’il y a eu rejet de Dieu de notre part, lui est venu nous rechercher en la personne de Jésus-Christ. Dieu a revêtu notre condition humaine, allant même jusqu’à mourir de manière atroce (la croix étant le pire supplice de l’époque) et injuste (abandonné, trahi, et innocent).. Non seulement Dieu est venu à notre rencontre, mais la mort de Jésus-Christ nous permet de nous approcher pleinement de lui : Jésus-Christ a subi à notre place la peine de mort que nous encourrions pour avoir rejeté Dieu. Et la Bible affirme qu’il est revenu à la vie afin de vaincre la mort, ultime ennemie de l’homme. Par lui, nous avons maintenant libre accès à Dieu.

La solution n’est donc pas la fuite, mais une relation avec Dieu, qui amène immanquablement à un bonheur durable malgré les circonstances : une bonne circonstance peut-être éphémère, une mauvaise balayer le bonheur que l’on croyait acquis ; se confier en Dieu, qui, par définition, dépasse les circonstances humaines, ne peut que conduire au vrai bonheur.

Quoique l’on fasse, on ne pourra jamais échapper à la condition humaine. Toute tentative est vouée à l’échec. Alors, on continue à fuir, ou on affronte le problème ?

SIR Manue

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