Gravir les marches vers le Ciel (par Adèle – les Dokimos)

Nous nous attendons souvent à ce que le Seigneur nous parle en nous donnant des visions extraordinaires alors qu’au travers des choses simples du quotidien, il nous donne aussi des enseignements très édifiants. C’est ce que j’ai pu expérimenter un jour alors que je rentrais chez moi. J’ai eu la désagréable surprise de voir mon ascenseur tomber en panne. Habitant au dernier étage de l’immeuble, je me retrouvais donc obligée de monter les escaliers. Le début de la montée s’est avéré plutôt facile. Mais plus je montais les marches, plus je commençais à me fatiguer. A bout de souffle, j’ai dû m’appuyer sur la rambarde pour gravir les derniers étages. Enfin arrivée à mon étage, j’aperçus une petite fenêtre qui donnait sur le toit. De là, je pouvais voir la lumière du soleil jaillir. Soulagée, je pus enfin rentrer à la maison et me reposer. Vous me direz : quoi de plus banal que de monter des escaliers ? C’est pourtant au travers de cela que j’ai commencé à réaliser ce qu’est réellement la marche chrétienne.

Ces escaliers représentent la marche chrétienne avec ses épreuves et ses obstacles. Ils nous mènent droit vers notre demeure : le Ciel, ce merveilleux endroit où nous demeurerons auprès du Père pour l’éternité. La marche chrétienne n’a qu’un seul but : gagner notre place auprès de Jésus, dans son Royaume. C’est cette pensée qui doit nous motiver lorsque nous sommes au plus bas. La gloire à venir est bien trop merveilleuse pour que nous baissions les bras. Il n’existe aucune échappatoire à ces escaliers. Celui qui veut accéder à la Jérusalem céleste n’a pas d’autre choix que d’emprunter la voie que Yahweh a choisie. L’ascenseur n’est pas une option possible. Avec Jésus, il est important de ne pas brûler les étapes mais d’aller pas à pas. C’est ce que le Seigneur a fait vivre à Israël : « Or lorsque Pharaon laissa aller le peuple, Dieu ne les conduisit point par le chemin du pays des Philistins, bien qu’il fût le plus court ; car Dieu dit : De peur que le peuple ne se repente, quand ils verront la guerre, et qu’ils ne retournent en Egypte. Mais Dieu fit tourner le peuple par le chemin du désert, vers la Mer Rouge. Ainsi, les enfants d’Israël montèrent en armes hors du pays d’Egypte. » Exode 13 :17-18.

Yahweh n’a pas choisi la voie qui semblait la plus facile. Il savait que sur le chemin du pays des Philistins, se trouvaient des obstacles face auxquels Israël n’aurait pas su faire face. Il leur fallait passer par une route qui était à leur juste mesure. Parfois, nous pensons savoir mieux que Dieu quel chemin nous devons emprunter, allant même jusqu’à lui faire des reproches lorsqu’Il ne fait pas comme nous voulons. Pourtant, Il sait parfaitement comment nous diriger afin que nous puissions accéder à son Royaume. La marche chrétienne est une ascension qui est loin d’être de tout repos. On peut commencer rempli d‘énergie mais finir par s’essouffler au fil du temps. Pourquoi ? Tout simplement, parce que cette énergie que nous déployons est l’œuvre de notre chair. Nous avançons en comptant sur nous-mêmes. Or, nos propres forces ne sont pas suffisantes pour nous permettre d’avancer. Nous avons besoin d’un soutien, d’un appui solide qui n’est autre que Jésus. Il est celui qui nous donne la force de cheminer sans nous arrêter. Nous devons être solidement enracinés en Jésus afin qu’aucune tempête ne nous fasse vaciller (Matthieu 7 : 24-25). Les difficultés du début de la marche ne sont pas comparables à celles auxquelles nous serons confrontés au fur et à mesure que nous avançons avec le Seigneur. Plus on gravit les marches nous menant vers le Ciel, plus on aura besoin de s’appuyer sur notre rambarde : Jésus-Christ. C’est l’image d’une intimité qui grandit au fil du temps. Une intimité qui nous aidera à persévérer jusqu’au bout.

escalier colimaçon

A l’inverse de la promenade, la marche est une ascension difficile et éprouvante. Elle est jonchée de dangereux obstacles auxquels nous devons faire particulièrement attention. Il est très difficile de monter tout en étant chargés de lourds bagages. Nous voulons pourtant tenter de monter en embarquant avec nous tous types de fardeaux. Cela peut- être :

– Le péché que nous n’arrivons pas à abandonner ou que nous ne désirons peut- être pas abandonner.

 – Le passé qui nous colle à la peau. Les souvenirs de notre ancienne vie peuvent nous troubler, nous angoisser ou encore nous faire honte. On peut avoir du mal à regarder droit devant et sans cesse avoir envie de jeter un coup d’œil en arrière. (Phillipiens 3 : 14)

– Le caractère avec toutesces choses en nous qui ne glorifient pas notre Seigneur : colère, orgueil, timidité, égoïsme, paresse, amertume, etc. (Galates 5 : 22).

 C’est parce que nous sommes tellement chargés que nous avons du mal à avancer avec Jésus. Nous devons véritablement nous dépouiller, délaisser tout ce qui nous rend lourd et pèse sur nos épaules (Matthieu 11 : 28). Lorsqu’on monte des escaliers pour rentrer chez soi, on peut rencontrer des voisins en cours de route. A ceux qu’on ne côtoie pas, on leur dit un simple bonjour mais avec ceux que nous apprécions particulièrement, une discussion peut s’engager pendant de longues minutes voire des heures. On peut même oublier que nous étions en train de rentrer chez nous. C’est ce qui peut nous arriver si nous nous laissons avoir par la distraction. Il nous faut prendre garde car cette dernière est capable de nous détourner de notre but. Il y a des distractions auxquelles nous seront peu sensibles et il sera aisé d’y résister. Mais il en est d’autres où il nous faudra redoubler de vigilance car elles sont capables d’accaparer facilement toute notre attention. Chacun connaît ses faiblesses et doit veiller afin que celles-ci ne prennent pas le dessus et l’éloigne de la volonté du Seigneur. Durant l’ascension, l’ennemi sera bien sûr également là pour nous empêcher de monter. Il enverra à chaque étage ses missionnaires afin de nous intimider, de nous bousculer et nous pousser à redescendre. Nous devons demeurer fermes dans la Parole en portant notre armure (Ephésiens 6 : 13-18). Nous avons l’assurance que le Seigneur nous a soumis toute la puissance de l’ennemi et que rien ne peut nous atteindre (Luc 10 : 18-19). Marchons dans la victoire que notre Seigneur Jésus-Christ a acquise à la croix de Golgotha. Il est facile de redescendre des marches tout comme il est aisée de retourner en arrière, à nos vies d’hier remplies de péché. Il est bien plus difficile de les monter, tout comme persévérer dans la sanctification est une lutte de chaque instant. Mais souvenons-nous que nous avons le meilleur des soutiens : Jésus-Christ de Nazareth ! Reposons-nous sur Lui en toutes circonstances car il est notre force. Déposons les bagages inutiles de nos vies qui nous empêchent d’avancer avec le Seigneur. Et gardons les yeux fixés sur notre but : le Royaume. Notre retour à la maison est proche, alors accrochons-nous ! Amen.

Kadiatou.

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