Extrait du livre de Chiniquy, l’homme qui osa défier le puissant empire de Rome!

Chiniquy, l'homme qui osa défier le puissant empire de Rome

 

Extrait du livre de Chiniquy, l’homme qui osa défier le puissant empire de Rome!

Révérand Charles Chiniquy : Saint ou maudit?
Peu d’hommes ont su soulever des marées aussi contradictoires! Ce fils du Québec, après vingt-quatre ans de prêtrise se mit à révéler ce qu’il n’est permis à aucun prêtre de dévoiler : les bouleversants secrets de Rome. Tout fut mis en oeuvre afin d’empêcher nos grands-parents d’apprendre la vérité. Ses écrits furent mis à l’index ; on interdit même de lui adresser la parole sous peine d’excommunication, et ce n’est que par miracle qu’il put échapper, souvent de justesse, aux nombreuses tentatives pour lui enlever la vie.
Tandis que nos curés, tremblants de peur (et avec raison), nous décrivaient Chiniquy comme un démon incarné, des foules immenses se rassemblaient, depuis l’Europe jusqu’en Australie pour l’écouter.

Sources: http://www.messagerchretien.com/produit-1482-chiniquy

…//…

A Montréal il y a une magnifique cathédrale capable de contenir 15 000 personnes. J’y prêchais souvent. Un jour, l’évêque me demanda d’y prêcher sur la vierge Marie et je le fis avec satisfaction. Je prêchai donc aux gens en cette nouvelle occasion ce que je croyais être vrai, et que les prêtres croient et prêchent partout. Voici les grandes lignes de mon sermon:
« Mes chers amis, lorsqu’un homme s’est révolté contre son roi, vient-il lui même après cela se présenter devant lui? Et s’il a une faveur à demander
à son roi, osera-t-il, dans de telle circonstances, apparaître lui-même en sa présence? Non! Le roi le châtierait. Que fait-il donc? Au lieu de se
présenter lui-même, il charge quelque personne amie du roi, l’un de ses officier, sa soeur peut-être, voire sa mère, de présenter sa pétition. Cette personne parle au roi en faveur du coupable, demande pardon pour lui, apaise la colère royale et souvent il arrive que le roi accordera à cette personne la grâce qu’il eût refusée au coupable lui-même. » Eh bien, continuai-je, nous sommes tous pécheurs, nous avons tous offensé le grand et puissant roi, le Roi des rois. Nous avons fomenté de la rébellion contre Lui. Nous avons piétiné Ses lois, et certainement provoqué Sa colère contre nous.

Que pouvons-nous faire maintenant? Irons-nous nous présenter à Lui les mains pleines d’iniquités? Non! Mais, Dieu merci,
nous avons Marie, la mère de Jésus notre roi, qui se tient à Sa droite et comme un bon fils ne refuse jamais une faveur à une mère tendrement aimée, de même Jésus ne refusera jamais rien à Marie. Il n’a jamais repoussé aucune demande de sa part lorsqu’Il était sur terre. Jamais, Il ne l’a rebutée en quoi que ce soit. Mais quel est le fils qui voudrait faire de la peine à une mère aimante lorsqu’il peut la réjouir en lui accordant ce qu’elle demande? Eh bien, je le dis, Jésus, le Roi des rois, n’est pas
seulement le Fils de Dieu; Il est aussi le Fils de Marie, et Il aime Sa Mère!
Et de même qu’Il ne lui a jamais refusé aucune faveur lorsqu’Il était sur la terre. Il ne Lui en refusera aucune encore aujourd’hui. »
« Que devons-nous donc faire? Certes pas nous présenter nous-mêmes devant le grand Roi, tout couverts d’iniquités comme nous le sommes!
Adressons-nous donc à Sa Sainte Mère! elle ira elle-même aux pieds de Jésus son Dieu et son Fils et elle recevra certainement tout ce qu’elle
demandera. Elle demandera notre pardon et elle l’obtiendra. Il vous accordera n’importe quoi du moment que c’est Sa Mère qui le lui
demande! »
Mes auditeurs étaient si heureux à l’idée d’avoir une telle avocate intercédant pour eux jour et nuit aux pieds de Jésus, qu’ils pleuraient tous
et étaient transportés de joie de ce que Marie allait demander et obtenir leur pardon.
A cette époque je pensais que c’était non seulement la religion du Christ, mais le bon sens même, et qu’on ne pouvait rien trouver à redire!
Après le sermon, l’évêque vint, me donna sa bénédiction et me remercia, disant que ce sermon ferait beaucoup de bien dans la ville de Montréal!
Ce soir-là, lorsque je m’agenouillai et pris ma Bible, mon coeur était rempli de joie à cause du bon sermon que j’avais fait le matin. J’ouvris et le passage de l’Évangile selon Matthieu chapitre 12, verset 46 se trouva devant mes yeux.
« Comme Il parlait encore au peuple, sa mère et ses frères étaient dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit: Voici, votre mère et vos frères qui sont là dehors, et ils cherchent à vous parler. Jésus répondit à l’homme qui lui disait cela: Qui est ma mère, et qui sont mes frères? et étendant la main vers ses disciples, il dit: Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma soeur, et ma mère. ».
Lorsque j’eus lu ces lignes, une voix me parla plus terrible que le tonnerre et me dit : « Chiniquy, tu as prêché un mensonge ce matin lorsque tu as dit que Marie avait toujours obtenu de Jésus ce qu’elle lui demandait. Ne vois tu pas ici que Marie vient demander une faveur, celle de voir son fils? « 
Marie, en effet, venait demander la faveur de voir son fils mais, lorsqu’elle arrive à l’endroit où il se trouvait, il y avait tellement de monde qu’elle ne peut entrer. Que fait-elle donc? Elle fait ce que ferait toute mère en cette circonstance: elle élève la voix et le prie de venir lui parler. Mais lorsque Jésus entend la voix de Sa mère, et que Son regard divin la discerne que fait-Il? Lui accorde-t-il ce qu’elle demande? Hé bien non! Il ferme Ses oreilles à sa voix, et ferme Son coeur à sa prière. C’est une rebuffade publique et qu’elle peut ressentir cruellement. Les gens sont surpris, même déconcertés, voire scandalisés! Ils se tournent vers le Christ et lui font remarquer que ce sont Sa mère et Ses frères qui Le demandent. Que répond Jésus? Rien d’autre que cette extraordinaire réponse: Étendant la main vers Ses disciples Il dit: « Voici ma mère et mes frères, car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, ma soeur, ma mère. »

Ainsi Marie se trouve-t-elle publiquement repoussée et rebutée. La voix me parla à nouveau avec la force du tonnerre me disant de lire len même récit dans l’Évangile de Marc chapitre 3, verset 31-35 et dans celui  de Luc, chapitre 8 verset 19-20. Ainsi, loin d’accorder à Sa mère ce qu’elle Lui demandait, Jésus avait répondu par une rebuffade publique! Alors la voix me parla de nouveau avec une terrible puissance me disant que Jésus, tant qu’Il était un petit enfant, obéissait à Joseph et à Sa mère, mais dès qu’Il se manifesta Lui-même devant le monde comme le Fils de Dieu Sauveur du monde, la grande Lumière de l’humanité, alors Marie devait disparaître. Car c’est vers Jésus Seul que le monde doit tourner ses regards pour recevoir Lumière et Vie!

Je vous le dis, mes amis, la voix me parla toute la nuit! « Chiniquy, Chiniquy, tu as prêché un mensonge ce matin, et tu as raconté une quantité de fables et de niaiseries. Tu enseignes contre les Écritures ». Je priai et pleurai et ce fut pour moi une nuit blanche.

Le lendemain matin, je me rendis pour le déjeuner, à la table de l’évêque coadjuteur, lequel m’avait invité. Il me dit: M. Chiniquy, vous m’avez tout l’air d’un homme qui a passé la nuit à pleurer! Que se passe-t-il? Je lui dit:
Monseigneur, vous ne vous trompez pas. Je suis dans une tristesse qui dépasse toute mesure! De quoi s’agit-il donc? demanda-t-il. Oh, Je ne puis vous le dire ici, répondis-je, mais si vous voulez bien m’accorder une heure d’entretien seul à seul, je vous montrerai quelque chose qui vous rendra perplexe. Après le repas nous nous retirâmes dans son cabinet et je lui dis:
– Monseigneur, hier vous m’avez fait de grands compliments sur mon sermon dans lequel j’avais affirmé que Jésus avait toujours répondu favorablement à Sa mère. Mais, Monseigneur, cette nuit, j’ai entendu une toute autre voix, plus puissante que la vôtre, et ce qui me trouble c’est de croire que cette voix est celle de Dieu! Cette voix m’a dit que nous, prêtres et évêques catholiques, nous prêchons ce qui est faux chaque fois que nous disons au peuple que Marie a toujours le pouvoir de recevoir de Jésus-Christ les faveurs qu’elle Lui demande. Ceci est un mensonge,
Monseigneur et, j’en ai bien peur, un mensonge diabolique et une erreur tragique.
– Qu’est-ce que cela veut dire, M. Chiniquy, dit l’évêque, êtes-vous protestant ?
– Non, dis-je, je ne suis pas protestant! – souvent j’avais été appelé protestant à cause de mon attachement bien connu à la Bible – mais je vous le dis les yeux dans les yeux, j’ai bien peur d’avoir prêché hier un mensonge, et que vous-même, Monseigneur, n’en prêchiez un la
prochaine fois que vous direz qu’il faut invoquer Marie sous le prétexte que Jésus n’a jamais rien refusé à Sa mère! Ceci est faux.
– Vous allez trop loin, M. Chiniquy, dit l’évêque.
– Non, Monseigneur, répliquai-je et d’ailleurs cela ne sert à rien de discuter: voici l’Évangile, lisez-le!
Je mis l’Évangile entre les mains de l’évêque et il lut de ses propres yeux ce que j’ai déjà cité. Mon impression fut que c’était comme s’il lisait cela
pour la première fois. Le pauvre homme était si surpris qu’il demeurait muet et tremblant. A la fin, il murmura :
– Qu’est-ce que cela veut dire?
– Eh bien, répondis-je, ceci est l’Évangile et vous y voyez que Marie est venue demander quelque chose à Jésus et que non seulement Il a
publiquement refusé de la recevoir, mais Il a même refusé de la considérer comme Sa Mère. Il a fait cela publiquement afin que nous sachions bien que Marie est la mère de Jésus comme homme mais non comme Dieu.
L’évêque était hors de lui, et ne savait quoi me répondre. Je demandai alors la permission de lui poser quelques questions, et lui dis:
– Monseigneur, qui nous a sauvés vous et moi en mourant sur la croix?
– Jésus-Christ, répondit-il.
– Et qui a payé vos dettes et les miennes en versant Son sang: Marie ou
bien Jésus?
– Jésus-Christ.
– Eh bien donc, Monseigneur, lorsque Jésus et Marie se trouvaient sur la
terre, qui aimait le plus les pécheurs, Marie ou bien Jésus?
Il répondit de nouveau que c’était Jésus.
– Dites-moi, demandai-je, a-t-on jamais vu un pécheur venir à Marie, sur la terre, pour être sauvé?
– Non.
– Avez-vous mémoire que des pécheurs soient venus à Jésus pour être sauvés?
– Oui, beaucoup.
– Les a-t-Il repoussés?
– Jamais.
– Jésus a-t-Il quelquefois dit aux pécheurs d’aller à Marie?
– Non.
– Ne vous souvient-il pas que Jésus, par contre, a dit aux pauvres pécheurs: « Venez à Moi » ?
– Oui, Il l’a dit.
– A-t-Il depuis rétracté ces paroles?
– Non.
– Qui donc avait alors le pouvoir de sauver les pécheurs? demandai-je.
– Oh, c’était Jésus!
– Fort bien, Monseigneur et maintenant que Jésus et Marie sont au ciel, pouvez-vous me prouver que Jésus a perdu quoi que ce soit de Son désir
et de Son pouvoir de sauver les pécheurs, ou bien qu’Il a délégué ce pouvoir à Marie? -

Non, dit l’évêque.
- Alors, Monseigneur, demandai-je, pourquoi n’allons-nous pas à Jésus et à Lui Seul? Pourquoi enseignons-nous aux malheureux pécheurs qu’ils doivent aller à Marie, alors que, vous-même venez de le confesser, elle n’est rien comparée à Jésus, ni en puissance, ni en miséricorde, ni en amour, ni en compassion pour les pécheurs?
Le pauvre évêque ressemblait à un condamné à mort. Il tremblait devant moi, et il invoqua une affaire urgente devant moi, pour me laisser. L’affaire en question était qu’il ne savait pas me répondre.
Je n’étais toutefois pas encore converti, loin de là! Il y avait encore beaucoup de liens qui me retenaient attaché aux pieds du pape. Il y avait d’autres batailles à livrer avant que je puisse briser mes chaînes! Et, bien que je fusse troublé, je n’avais rien perdu de mon zèle pour « mon » Église.
Les évêques m’avaient donné une grande autorité et de grands pouvoirs, le pape m’avait élevé au-dessus de beaucoup d’autres, et j’avais l’espoir, comme beaucoup l’ont, que petit à petit, nous pourrions réformer l’Église en beaucoup de points.

 

 

 

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