France: Lettre ouverte à Madame Simone Veil, à l’occasion du 60ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau

 

France: Lettre ouverte à Madame Simone Veil, à l’occasion du 60ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau
(voxdei)
NDLR: Un message reçu de notre frère Jacques Caruel, d’ICCC France.
Chère Madame VEIL,
J’ai suivi comme de nombreux téléspectateurs, la retransmission de la cérémonie organisée le 27 Janvier dernier à Auschwitz-Birkenau, en mémoire de la libération, il y a 60 ans, de ce camp de concentration.
Mon cœur de juif ( de naissance) a été profondément ému et bouleversé, comme celui des nombreux participants, par le rappel de tant d’horreurs et de cruautés innommables, que vous avez vous-même vécues.
Je peux facilement imaginer la douleur de ces fils et filles de déportés ayant perdu des êtres chers dans cet enfer. Je sais seulement que ma propre mère a pu, avec sa famille, par miracle et par la seule grâce de Dieu, échapper à la rafle des juifs en 42, à Paris.
Votre discours en particulier, Madame VEIL, m’a profondément touché et les mots que vous avez eus ont été forts et particulièrement poignants et je tiens à vous en rendre hommage.
Mais, permettez-moi, dans l’humilité, d’attirer respectueusement votre attention sur le point suivant :
Les nazis avaient décrété que les juifs n’étaient pas des êtres humains, et qu’à ce titre, ils pouvaient et devaient les exterminer comme de la simple vermine. « Nous n’étions plus que des « stücks » aux yeux des nazis », avez-vous dit, c’est-à-dire des « morceaux » ! Des être humains réduits à l’état de morceaux !
Chère Madame VEIL, j’aimerais solennellement vous poser la question suivante :
Qui a décrété et de quel droit, que le foetus, dans le ventre de sa mère n’était pas non plus un être humain et que par conséquent l’éliminer n’était pas un crime? Quelle idéologie quel esprit, sont à l’origine d’une telle pensée, alors que Dieu déclare formellement dans la Bible, au Psaume 139 : « Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui étaient fixés, avant qu’aucun d’eux n’existe »
Qui a décrété Madame VEIL que le fœtus humain n’était de fait qu’un « stück », un « morceau » qu’on peut impunément éliminer?
Qui a fait du fœtus un « fétu…de paille » qu’on peut faire disparaître? Où est la différence avec un « morceau »? Qui a le droit sacré de décider de la vie ou de la mort d’un être humain? Qui a le droit de décréter à partir de quel stade de développement le fœtus peut être considéré comme un humain à part entière? Qui, sinon le créateur de la vie, cette vie précieuse que nous pleurons tous sur les cendres d’Auschwitz?
Vous avez déclaré (je n’ai pas noté les paroles exactes) que les enfants ont été les premières victimes de la barbarie nazie « Que seraient devenus ces milliers d’enfants juifs assassinés si on les avait laissé vivre… », et vous avez cité quelques bienfaits qu’aurait pu en retirer l’humanité. Tant de merveilles, de découvertes, de progrès, sont en effet dus notamment à des génies juifs !
Madame VEIL, puis-je vous demander : que seraient devenus ces millions de fœtus assassinés dans le ventre de leur mère, non seulement en France, mais dans le monde entier et dans ce magnifique état d’Israël ressuscité, si on les avait laissés vivre? Des musiciens? Des artistes? Des savants? Quels progrès auraient-ils apporté à l’humanité? Nul ne le saura jamais.
Certes, l’horreur visible et audible de ces malheureux petits enfants juifs innocents envoyés aux chambres à gaz à Auschwitz et ailleurs nous soulève l’âme et le cœur, nous révolte et nous bouleverse, mais qui a entendu le cri silencieux du sang de l’avorton innocent assassiné et exterminé qui demande justice et qui crie jusqu’à Dieu?
Je sais Madame VEIL qu’il s’agit-là d’un douloureux problème et je ne doute pas que vous avez agi dans cette législation sur l’avortement dans le louable souci humain d’éviter des drames terribles à de nombreuses mamans. Cela vous donne-t-il pour autant le droit de penser à la place de Dieu? L’essence même du péché Madame VEIL, c’est de s’arroger le droit de décider de ce qui est bien ou mal, COMME DIEU et A LA PLACE DE DIEU ! Et c’est ce que font orgueilleusement chaque jour nos brillantes démocraties, fières de leurs libertés ! Sachez que nous aurons chacun et chacune, un jour, des comptes à rendre à ce Dieu qui tient dans ses mains notre souffle.
Que le Seigneur de la Vie, le D.ieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le D.ieu d’Israël et des nations, vous accorde sa grâce et sa paix, qu’Il ouvre les yeux de votre cœur et qu’Il vous accorde son pardon en Jésus-Christ, telle est mon ardente prière et celle de milliers de mes frères.
Veuillez agréer, Madame VEIL, l’assurance de mes sentiments respectueux.
Jacques CARUEL
2 Février 2005

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