Au sujet de la participation du chrétien à la fête de Noël (et autres)

Au sujet de la participation du chrétien à la fête de Noël (et autres)

par redaction - 29 déc 2014
5 1846

Comme chacun le sait, l’année est jalonnée de diverses fêtes et commémorations qui suscitent plus ou moins d’engouement auprès du grand public. Parmi ces diverses festivités, certaines, du fait de leur apparente connotation chrétienne (assomption, ascension, pâques, épiphanie, toussaint, noël…), plongent certains d’entre nous dans l’embarras et la confusion. Aussi on s’interroge : Ces fêtes sont elles vraiment à la gloire de Dieu ? Est-ce un péché d’y participer ? Très honnêtement, à l’heure d’Internet et des moyens de communication de plus en plus sophistiqués, il est difficile de brandir l’argument de l’ignorance. Comme le faisait si bien remarquer Jésus, « celui qui cherche trouve » (Matthieu 7 :8. Donc le vrai problème n’est pas vraiment de savoir si telle ou telle fête est réellement chrétienne ou non. La réponse est assez facile à trouver en fouillant dans les ouvrages historiques, et puis en lisant tout simplement sa Bible. Le vrai problème est de savoir quel comportement le chrétien doit adopter face à ces solennités, et surtout quelle est la disposition du cœur qui nous pousse à agir d’une manière plutôt qu’une autre.

Jésus a dit que nous ne sommes pas du monde (Jean 15 :19). En effet, le jour où nous lui avons donné notre vie, il s’est passé quelque chose de merveilleux, nous avons changé de royaume. Nous avons été transportés du royaume des ténèbres, le monde dans lequel nous vivons, dans le royaume de Dieu (Colossiens 1 :13 ; 1 Jean 5 :19). Les lois et les usages qui régissent le royaume de Dieu et celui de Satan sont non seulement différentes mais aussi opposées entre elles. Aussi, il n’est pas étonnant que le monde rejette les chrétiens, c’est plutôt le contraire qui serait étonnant. Cependant, même si spirituellement nous n’appartenons plus au monde, nous continuons à y être physiquement. C’est Dieu qui l’a voulu ainsi, afin que nous y exercions la fonction d’ambassadeurs pour Christ (2 Corinthiens 5:20). Un ambassadeur est un représentant de son pays dans un pays étranger. Son rôle consiste entre autres à défendre les intérêts de son pays et à promouvoir sa culture. Or il est impossible de remplir correctement cette mission en vivant totalement coupés du monde et en refusant tout contact avec les païens. Pour sauver les hommes, Dieu s’est lui-même fait homme. Il a habité, mangé et dormi parmi eux, sans pour autant prendre part à leurs péchés.

« Or tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de Jésus pour l’entendre. Mais les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Cet homme reçoit les pécheurs, et mange avec eux. » Luc 15 :1-2.

« Un des pharisiens pria Jésus de manger chez lui. Et Jésus entra dans la maison de ce pharisien, et se mit à table. Et voici, il y avait dans la ville une femme pécheresse, qui, ayant su que Jésus était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum.  Et se tenant derrière à ses pieds en pleurant, elle les mouilla de ses larmes, puis elle les essuya avec ses propres cheveux, et lui baisa les pieds, et les oignit de cette huile odoriférante. Mais le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, certes il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il saurait que c’est une pécheresse. » Luc 7 :36-39.

Mais pourquoi Jésus a-t-il agi de la sorte ? Est-ce parce qu’il était gourmand et qu’il convoitait les mets qui se trouvaient à table ? A-t-il accepté que cette femme pécheresse lui lave les pieds parce qu’il désirait sentir bon en portant un parfum de marque ? Ou alors est-ce parce qu’il appréciait qu’on lui masse les pieds et qu’il espérait même une pédicure ? Non, son désir était de sauver tout ce monde. Jésus a restauré la dignité de cette femme méprisée en se laissant toucher par elle. Son cœur blessé et meurtri a été guéri par ce simple geste qui, à cet instant précis, valait beaucoup plus que n’importe quelle prédication.

Si l’intérêt de Jésus était de satisfaire sa chair, il aurait cédé à la tentation de Satan dans le désert, et il aurait obtenu sans se fatiguer non seulement à manger mais aussi le monde entier, avec sa gloire et sa richesse (Matthieu 4 :1-11). Il aurait pu ainsi devenir le prince de ce monde, et aurait vécu dans des palais. Il aurait pu être adoré du monde entier sans subir le rejet et la croix, mais en se contentant d’user de la séduction que Satan voulait lui communiquer. Au lieu de cela, contrairement aux renards et aux oiseaux, il n’a pas eu d’endroit où poser sa tête (Matthieu 8 :20 ; Luc 9:58).

Remarquez que Jésus, s’est trouvé à table avec de grands pécheurs, des marginaux méprisés et rejetés par la société, avec des religieux considérés et respectés, et aussi avec des disciples comme Lazare et ses sœurs (Jean 12 :2). J’imagine que la qualité des produits proposés à la table des pauvres pécheurs et celle de riches comme Zachée n’était pas la même (Luc 19 :1-10). Il a cependant mangé avec tous ces gens là, par amour, pour les sauver.

Mais quel rapport avec les fêtes païennes ? C’est juste pour vous dire que puisque nous sommes en pleine période de festivités de fin d’année, ce n’est pas un péché si vous acceptez de partager un repas de Noël avec votre famille. Mais ce n’est pas non-plus une obligation, loin de là ! Il faut cependant que votre conscience devant Dieu et devant les hommes soit nette. Je dis cela parce que beaucoup de chrétiens agissent par la chair et dans l’intérêt de la chair, ce qui ne donne nullement gloire à Dieu.

Que c’est triste de voir parmi ceux qui se réclament de Christ tant d’hypocrisie. J’ai lu sur un site qui n’a de chrétien que le nom, que puisque les mages avaient offert des cadeaux à l’enfant Jésus, cela voulait dire que Dieu voulait qu’on fête la naissance de Jésus. Chacun appréciera la profondeur d’une telle réflexion…

Pour ma part je constate que les mages ne sont pas revenus offrir des cadeaux pour chaque anniversaire de Jésus jusqu’à ses 33 ans. Il n’est par ailleurs fait mention nulle part dans tout la Bible que cette tradition ait été perpétuée par les disciples. De plus, jusqu’à preuve du contraire, le personnage central du 24 au 25 décembre est le Père Noël et non Jésus. D’ailleurs, la date exacte de la naissance de Jésus n’est pas connue.

En quoi Jésus est-il honoré lorsqu’on ment à nos enfants en disant que c’est le Père Noël qui leur a offert des cadeaux ? A quoi ce mensonge gratuit sert-il ? Certains disent que c’est cruel de priver les enfants de cette fête. Ah bon ? Cela voudrait dire que tous les parents juifs, musulmans, bouddhistes et autres, sont des monstres et que leurs petits sont nécessairement traumatisés.

En quoi Jésus est-il honoré lorsqu’on dépense des sommes colossales, quitte à s’endetter, pour se donner mal au ventre et s’enivrer ? Dépense-t-on autant pour aider le pauvre, la veuve, l’orphelin, et l’étranger ? Certains le font, mais ce n’est pas le cas de l’immense majorité.


Christmas-money

Je déteste la fête de Noël. Elle n’est que folie consumériste et mercantile, où Jésus n’est pour ainsi dire jamais honoré, quoi qu’en disent ceux qui assistent à des messes ou des cultes spéciaux pour se donner bonne conscience. Quand j’étais étudiante, je travaillais comme vendeuse en prêt à porter rue de Rivoli à Paris. A première vue, cette période a quelque chose de féerique. Toutes ces lumières qui brillent et ces vitrines décorées… A la veille de Noël, les gens sortaient des magasins les bras chargés de paquets, dans une espèce de frénésie qui me faisait penser à un état de transe. Ils avaient beaucoup dépensé, mais peu s’arrêtaient pour donner ne serait-ce qu’une petite pièce aux nombreux clochards assis par terre aux pieds des magasins. A cette époque là je n’étais pas convertie, mais cela ne m’empêchait pas de me sentir mal à l’aise à l’idée que pendant que je me goinfrerais de foie gras, ces gens là dormiraient dehors le ventre vide.

Je n’aime pas non plus Noël car c’est une période où ceux qui sont seuls se sentent encore plus seuls, et ceux qui sont pauvres se sentent coupables de l’être. La même chose se passe à la Saint-Valentin, où les célibataires ont honte d’être célibataires… Tout cela à cause de cette pression sociale, induite par Mamon et non Jésus, qui veut que l’on soit en famille et qu’on dépense beaucoup pour offrir des cadeaux.  L’enjeu véritable étant davantage la dépense. Ne pouvant pas coller à cette norme fabriquée de toutes pièces, beaucoup dépriment, et certains se suicident dans l’indifférence générale. D’ailleurs, quand bien même on aurait fêté Noël, les lendemains de ripaille, on retrouve la vie avec tous ses aléas. Et surtout, très peu en ressortent avec une rencontre personnelle avec Jésus qui bouleverse leur vie dans le bon sens.

Néanmoins, à Noël en particulier, les familles ont l’habitude de se retrouver. C’est alors l’occasion de voir des personnes que l’on ne voit pas forcément le reste de l’année, ce qui est d’ailleurs dommage. On peut donc accepter l’invitation au repas pour renouer des liens. Cela peut être une façon d’évangéliser, sans nécessairement se mettre à prêcher, mais en manifestant simplement les fruits de l’Esprit (Galates 5 :22), en étant des lettres de Christ qui suscitent l’intérêt des païens (2 Corinthiens 3 :3). Je ne suis donc pas d’accord avec ceux qui, par manque de sagesse, condamnent les païens parce qu’ils fêtent Noël. On ne peut pas leur reprocher leur ignorance puisqu’ils n’ont pas encore Christ en eux. Jusqu’à preuve du contraire, quand les membres de nos familles nous invitent à leur table, ils nous témoignent leur affection ou du moins leur considération. En acceptant l’invitation, nous leur témoignons à notre tour notre affection et notre considération. Pour ma part, si je le peux, et si mon cœur est en paix, je continue à honorer les invitations au repas organisé par ma mère, car elle est seule et je ne veux pas qu’elle broie du noir ce jour-là. Je l’ai déjà convaincue d’arrêter d’acheter le sapin et de dépenser sans compter. Elle connaît parfaitement mon point de vue sur cette fête. Je crois que petit à petit le Seigneur la convaincra du reste, et alors Noël ce sera terminé. Cela ne nous empêchera pas de nous réjouir autour d’un bon repas, où cette fois-ci nous nous souviendrons de la mort et de la résurrection du Seigneur qui a dit « faites ceci en mémoire de moi » et non « fêtez mon anniversaire ». En attendant, parce qu’elle est chère à mon cœur, je m’efforce de lui faire plaisir.  Bien sur, je n’en profite pas pour faire des excès de table et me souler.

Ainsi, les motivations qui nous poussent à dire oui ne sont pas l’adhésion à une fausse doctrine et la convoitise de la chair, mais l’amour. Cet amour n’est pas suscité par l’esprit fugace de Noël, mais par l’Esprit éternel de Christ. Certaines circonstances justifient donc que l’on se comporte comme un juif avec les juifs, comme un grec avec les grecs, non pas pour devenir comme eux mais pour les amener à Christ. Nuance…

« Et j’ai été comme un Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme si j’étais sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme si j’étais sans loi (quoique je ne sois pas sans la loi quant à Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi.  J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver au moins quelques-uns.  Je fais cela à cause de l’Evangile, afin que j’en sois fait aussi participant avec les autres. » 1 Corinthiens 9 :20-23.

Ainsi, l’apôtre Paul qui dénonçait pourtant la pratique de la circoncision, n’a pas hésité à circoncire Timothée pour avoir accès aux juifs de Lystre pour leur témoigner de Christ (Galates 5 :2 ; Actes 16 :3). L’enjeu n’était pas la circoncision mais les âmes à gagner pour Christ. Ce même apôtre Paul a visité les temples des divinités grecques et s’est entretenu avec des philosophes à l’Aéropage (Actes 17). Il n’est pas devenu idolâtre et philosophe pour autant.

Toutefois, si toute notre famille est gagnée à Christ, ce serait un péché d’organiser et de participer à de telles festivités, en sachant que tous ont été éclairés.

Je ne condamne pas non-plus ceux qui ont décidé fermement de ne pas participer à cette fête et qui refusent systématiquement les invitations des membres de leurs familles. Ils agissent selon leur conviction et pour honorer le Seigneur. Je veux simplement leur rappeler que le monde entier est rempli de coutumes qui ne sont pas inspirées de Dieu et que si on veut toutes les éviter, il nous faudrait sortir du monde, ce qui est impossible. Certaines coutumes sont d’ailleurs neutres en termes de conséquences spirituelles. Dieu n’a par exemple donné aucune consigne concernant la façon dont on doit s’habiller le jour de son mariage, ou sur le fait de porter une alliance ou non. Ces choses là relèvent de notre liberté. Attention cependant à ne pas utiliser notre liberté comme prétexte pour pécher (Galates 5 :13).

Bien évidemment, certaines  coutumes  sont à fuir absolument, en particulier lorsqu’il est question de pécher ostensiblement. Celui qui prend part à des sacrifices païens, participent à des messes noires, invoquent les saints du calendrier ou des divinités étrangères, prient dans des réunions œcuméniques, pèchent contre Dieu. C’est évident diront certains, faut-il donc préciser toutes ces choses ? Oui, car malheureusement, les mélanges, les syncrétismes sont monnaie courante chez les chrétiens. Ainsi, un chrétien qui fête Halloween ou la Toussaint, l’Assomption de Marie, et même la Saint-Valentin doit revoir sa Bible et reconsidérer sa conversion. Je sais que ceux qui sont encore mal affermis dans la foi ne comprendront pas tout de suite ce message, et que d’autres en profiteront  pour légitimer un comportement charnel. Et puis il y a ceux qui pour légitimer leur péché déformeront les Ecritures. Rien de nouveau sous le soleil… Dieu, qui n’a pas changé, nous voit et sonde nos reins et nos cœurs.

En conclusion, quoique nous fassions en paroles ou en actes, faisons-le pour honorer les deux principaux commandements : « Jésus lui dit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. Celui-ci est le premier et le grand commandement.  Et voici le deuxième qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » Matthieu 22 :37-40.

Adèle F.

Laisser un commentaire

Maisonsaintbenoit |
Salut universel |
Le monde de Rikuko |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Wiccanlife
| Nouvelles Disciplines Pasto...
| Ermitage des heritiers