La Guérison du coeur

La guérison du coeur
La Guérison du coeur dans Partages et Enseignements arton20-f0df4

Le cœur est un organe musculaire creux situé entre les poumons, au milieu de la poitrine. Il assure la circulation du sang dans tout l’organisme, permettant aux cellules de recevoir oxygène et nutriments via un ingénieux système de vaisseaux assurant la circulation du sang. On peut comparer le cœur à une pompe aspirante/refoulante et le réseau de vaisseaux à des « canalisations » permettant l’irrigation et l’oxygénation des tissus et des organes (doctissimo.fr – cmp.u-nancy.fr).Vu sous cet angle, le cœur apparaît comme un élément mécanique parmi d’autres qui contribue à l’équilibre du corps humain. Et pourtant, ses réactions face aux interactions entre individus et face à des événements heureux ou tristes lui confèrent une sorte de conscience, une hypersensibilité exacerbée qui lui est propre et qui lui donne une spécificité qui ne pourrait pas être attribué aux autres organes. Pourquoi le cœur (« labe » en hébreu) est-il donc à ce point différent ? Parce qu’il renferme l’âme, la pensée, la mémoire, c’est le siège de la volonté, des émotions, des passions et des appétits…

 

« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie » Proverbes 4 :23.

 

« Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme » Marc 7 :21-23.

 

Avez-vous remarqué que lorsque vous allez chez le médecin, l’un de ses premiers gestes consiste à écouter les battements de votre cœur ? En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les maladies cardio-vasculaires constituent la première cause de mortalité dans le monde. Ces troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins sont majoritairement dus à une mauvaise hygiène de vie mais également à un facteur héréditaire. Sur le plan spirituel, un constat similaire peut être fait. Le péché est à la fois un héritage et une mauvaise manière de vivre (1 Pierre 1 :18) provoquant de profondes plaies au niveau du cœur qui exposent l’homme à un danger mortel. En effet, si le péché s’est logé dans le cœur, le sang (c’est-à-dire la vie selon Deutéronome 12 :23), qu’il diffuse empoisonnera le corps entier jusqu’à ce que mort s’en suive. Or comme tous les hommes sont pécheurs, nous avons tous besoin de nous tourner vers le Seigneur pour obtenir la guérison complète de notre cœur.

 

La blessure du péché

 

Le péché est à l’origine de la souffrance du cœur humain. Tout a commencé au ciel, lorsque Satan s’est dit « J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu » (Esaïe 14 :13).

A ce moment précis son cœur s’est élevé (Ezéchiel 28 : 2, 5,17), il est devenu arrogant, enflé d’orgueil. L’éclat qu’il avait autrefois lui a fait penser qu’il méritait d’être Dieu et de recevoir l’adoration. Chassé du ciel à cause de sa méchanceté, il s’est attaqué à l’homme en mettant tout en œuvre pour que le cœur de ce dernier soit semblable au sien c’est-à-dire rebelle égoïste et méchant.

 

Le péché est le fait de se détourner de Dieu pour suivre sa propre voie (Esaïe 53 :6). En choisissant de faire sa propre volonté, l’homme s’est autoproclamé dieu de sa vie. Seulement voilà, il ne peut pas y avoir de coexistence entre plusieurs « petits dieux » sans qu’il y ait conflit d’intérêt. C’est ainsi que les hommes cherchant uniquement leur avantage, préoccupés par la seule satisfaction de leurs désirs, œuvrant avec acharnement pour leur propre gloire, ont fini par se diviser, se haïr et se détruire mutuellement. Tour à tour, ils sont devenus à la fois victimes et bourreaux les uns des autres. La guerre qui eut lieu au ciel suite à la révolte de Satan se poursuit désormais sur terre (Apocalypse 12 :7). Le recours aux armes pour verser le sang n’est que l’expression ultime de cette violence car le passage au conflit armé reste relativement rare lorsqu’on le compare aux multiples hostilités qui peuvent se dérouler dans le quotidien d’une famille. A l’instar de Caïn qui tua son frère Abel, la cellule familiale est souvent rongée par des petites rivalités qui dégénèrent fréquemment en animosités extrêmes. Ainsi, ce sont souvent les personnes les plus proches qui s’infligent les pires blessures.

 

« Car le fils outrage le père, la fille se soulève contre sa mère, la belle-fille contre sa belle-mère ; chacun a pour ennemis les gens de sa maison »Michée 7 :6.

Les silences indifférents, les paroles dénigrantes et remplies de venin, les regards moqueurs et méprisants font souvent plus mal que les coups. Le rejet, l’abandon, la trahison, l’humiliation, les disputes, les insultes, les divorces et les séparations mais aussi les problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie tout comme le harcèlement moral et les abus sexuels sont monnaie courante au sein de la cellule familiale. Toutes ces choses engendrent des violences physiques et psychologiques qui sont comme des attaques acides au niveau du cœur, des ulcères profonds qui se ravivent et s’empirent à la moindre égratignure. Il ne faut pas se fier aux apparences, il n’existe pas de famille sans drame pas plus que de cœur à qui l’on a épargné le chagrin. Nombreux sont ceux et celles qui ont maintes fois été rassasiés de tristesse et d’amertume. Qui ne s’est jamais dit : « j’aurais aimé ne jamais exister » ?

 

Alors pour se protéger, chacun construit sa propre carapace, se barricade derrière le masque des apparences pour que le cœur ne soit plus mis à nu et exposé de nouveau à la morsure de la méchanceté. Certains adopteront une stratégie offensive, tels des animaux sauvages ils montreront les crocs, sortiront les griffes dès qu’ils se sentiront menacés. D’autres se replieront sur eux-mêmes, se camoufleront pour se fondre dans la masse, ils ne se sentiront en sécurité qu’en devenant invisibles. D’autres encore éprouveront un besoin vital de prendre leur revanche sur la vie, de se valoriser et ils le feront au détriment de leurs semblables… Mais l’homme aura beau chercher des solutions pour s’apaiser, son cœur ne sera guéri que s’il retourne à Dieu.

 

La voie de la guérison

 

« Quels châtiments nouveaux vous infliger, quand vous multipliez vos révoltes ? La tête entière est malade, et tout le cœur est souffrant. De la plante du pied jusqu’à la tête, rien n’est en bon état : ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, qui n’ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies par l’huile » Esaïe 1 :5-6.

 

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur » Luc 4 :18-19.

 

En considérant l’homme attentivement, Dieu s’est effectivement rendu compte que le péché avait tout abîmé en lui. Il a donc envoyé son Fils non pour châtier mais pour soigner ; la guérison du cœur faisait donc partie intégrante de sa mission, de son ministère.

 

« Jésus, prenant la parole, leur dit : ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs » Luc 5 :31-32.

 

Le premier pas vers la guérison du cœur c’est la repentance, cela est indispensable ! En effet, si notre cœur est blessé, c’est bien parce que nous avons laissé le péché y entrer. Ne nous disons pas « on m’a fait du mal gratuitement alors que je n’ai rien fait ! ». Même si cela peut être vrai pour les enfants victimes d’abus divers, n’oublions pas que le monde entier subit les conséquences du péché d’Adam et Eve, que chaque homme porte le poids de ses propres fautes mais aussi celles de ses parents (Nombres 14 :18). N’oublions pas non plus que chacun de nous a été tour à tour victime mais aussi bourreau de quelqu’un. En effet, l’homme pécheur cherche à se faire justice lui-même, il applique la loi du talion et rend le mal pour le mal alors que Dieu nous demande de vaincre le mal par le bien (Romains 12 :21). La repentance implique une introspection profonde et sincère dans la présence de Dieu qui, sans nous condamner, pointera du doigt nos péchés passés et leurs conséquences sur notre vie et celle de notre entourage. Cette prise de conscience nous amènera à haïr le péché et à l’abandonner définitivement, mais aussi à porter un regard indulgent sur ceux qui nous ont fait du mal. On se rendra alors compte que nous ne sommes pas meilleurs que ces personnes car nous avons tous péché et causé du tort à quelqu’un d’une manière ou d’une autre. Parvenus à ce stade, nous serons en mesure de libérer le pardon, l’autre étape essentielle pour parvenir à la guérison du cœur.

 

« mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » Matthieu 6 :14-15.

« Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éterne  » Lévitique 19 :18.

 

La Parole de Dieu est claire : si nous refusons de pardonner à ceux qui nous ont offensés, Dieu refusera également de pardonner nos offenses. Il en va sans dire que notre situation serait catastrophique si nous demeurions l’objet de la colère de Dieu (Hébreux 10 :31). Le pardon est une puissance qui libère, à l’inverse, la rancune attise le brasier de souffrance qui est dans nos cœurs. La rancune nous fait ressasser le passé, c’est comme si on grattait sans cesse la croute d’une cicatrice. Dans ce cas notre situation ne ferait qu’empirer car au lieu de la guérison il y aurait une surinfection de la plaie. Le pardon est un acte d’amour et c’est à cela que nous sommes appelés (Proverbes 17 :9). N’attendons pas que les autres fassent le premier pas pour pardonner, pour chercher la réconciliation, pour manifester l’amour. Faisons comme le Seigneur notre modèle par excellence qui, bien que parfaitement innocent, s’est humilié le premier jusqu’à la mort de la croix pour se rapprocher de nous.

 

« Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » 1 Jean 4 :19. Dieu veut que nous devenions des nouvelles créatures (2 Corinthiens 5 :17), il désire que nous allions de l’avant en tournant définitivement la page du passé. Cependant, beaucoup de personnes avancent dans la vie chrétienne en se retournant régulièrement pour regarder en arrière. Cette attitude est absolument à proscrire de peur que l’on ne subisse le même sort que la femme de Lot.

 

« La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel  »Genèse 19 :26. A l’instar de ces artistes tourmentés dont le génie créatif s’inspire des ténèbres de leur âme, il existe des personnes qui s’accrochent avec une sorte de complaisance à leur souffrance parce que c’est autour d’elle que toute leur personnalité et leur gloire s’est bâtie. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il y a des personnes qui ont peur d’être guéries (Jean 12 :40). Ces personnes qui souffrent en réalité de rejet sont semblables à de jeunes enfants qui pleurent juste pour attirer l’attention des adultes. Elles refusent de manière plus ou moins consciente d’être guéries car elles ont le sentiment qu’une fois restaurées leur entourage se désintéresserait d’elles… Mais Dieu nous appelle à mûrir, à délaisser les enfantillages pour adopter une attitude de personne adulte qui accepte de crucifier le vieil homme pour devenir véritablement une nouvelle créature à l’image parfaite de son Fils Jésus-Christ (Ephésiens 4 :13).

 

Quoiqu’il en soit, notre guérison sera entièrement tributaire de notre attitude vis-à-vis de Dieu. Lorsque l’on s’approche du Seigneur, il faut se présenter devant lui en toute transparence. Il faut mettre bas les masques, chasser les faux semblants et accepter de se débarrasser une fois pour toutes de sa carapace si habilement fabriquée au cours des années. Mais encore une fois, ce n’est pas un exercice aisé pour tout le monde. Beaucoup sont si habitués à porter leur masque qu’ils ont du mal à se dévoiler devant Dieu et persistent dans une attitude hypocrite qui ne les avantage guère. Par peur d’être blessés, ils sont devenus méfiants, inaccessibles et peinent à accorder leur confiance même au Seigneur qui désire pourtant les aider. La porte est alors largement ouverte au doute et à l’incrédulité qui, tout comme l’hypocrisie, sont des péchés à éradiquer de notre existence.

 

« La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour » Jean 4 :18. « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » Hébreux 4 :16.

 

Le Père nous a tant aimés qu’il a sacrifié Jésus-Christ pour nous sauver. Et pourtant il existe de nombreux chrétiens qui doutent de cet amour car à force d’être rejetés, méprisés, abandonnés des hommes, le gouffre affectif de leur cœur est devenu tellement immense qu’ils ont le sentiment que rien ne pourra le combler. Ces personnes se sont résignées et ne parviennent pas à s’ouvrir entièrement au Seigneur. Or ce n’est pas un hasard si le cœur est creux, ce vide a expressément été créé pour être rempli de la plénitude de notre Dieu et Père. Tant que nous faisions notre volonté, notre cœur était rempli du péché, c’est-à-dire des œuvres du diable qui ne vient que pour dérober, égorger et détruire (Jean 10 :10). Mais à présent le Seigneur nous dit : « Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté » (Jérémie 31 :3). « Mais je te guérirai, je panserai tes plaies, dit l’Éternel. Car ils t’appellent la repoussée, cette Sion dont nul ne prend souci » (Jérémie 30 :17).

 

L’amour du Père, tel est le remède par excellence dont nous avons besoin, c’est pourquoi nous devons y aspirer de toutes nos forces et le rechercher avec assiduité. « A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi ;afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » Ephésiens 3 :14-19.

 

Satan a trompé l’homme en lui faisant croire qu’autre chose que l’amour de Dieu pouvait le rendre heureux. Qu’a donc gagné l’être humain en voulant devenir son propre dieu ?

 

-Que des pleurs et des grincements de dents.

 

La richesse, la gloire, la connaissance, la notoriété, la réussite professionnelle et toute la convoitise du monde ne font pas le bonheur. Dieu nous a crées pour que nous l’adorions et pour nous aimer en retour, les choses sont aussi simples que cela. Notre cœur a besoin d’être nourri d’amour, c’est tout ! D’ailleurs, ne dessine-t-on pas un cœur pour symboliser l’amour ?

 

L’amour c’est la plénitude, c’est la finalité de toutes choses. L’amour c’est Dieu, l’amour est éternel (1 Jean 4 :16).

 

« L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi » Romains 13 :10. « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour » 1 Corinthiens 13 :13. Retournons donc auprès de notre Père chéri de tout notre cœur et laissons-le nous submerger de son amour infini. Amen !

 

Source : LesDokimos.org

Laisser un commentaire

Maisonsaintbenoit |
Salut universel |
Le monde de Rikuko |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Wiccanlife
| Nouvelles Disciplines Pasto...
| Ermitage des heritiers