Péché ou pas péché ( Dokimos)

Péché ou pas péché ?

 

Le Seigneur appelle ses enfants à la sanctification. De ce fait, tous ceux qui veulent lui plaire s’efforcent au quotidien de fuir le péché sous toutes ses formes et de renoncer aux rudiments et pratiques du monde afin d’être approuvés de Dieu et reçus dans son royaume à l’issue de leur vie terrestre. Chaque enfant de Dieu est appelé à méditer la Parole. Celle-ci nous révèle la pensée du Seigneur pour nos vies et trace un fil conducteur jusqu’à l’éternité pourvu que nous le suivions avec persévérance et assiduité. Néanmoins, la Bible est un livre qui a un début et une fin. La sagesse de Dieu est infiniment variée et ne peut par conséquent être contenue dans un livre ni même dans toutes les bibliothèques du monde. La Bible nous communique l’essentiel de cette sagesse, des préceptes généraux que nous devons appliquer et adapter aux situations que nous traversons au quotidien. Que faire alors lorsque certains sujets ne sont pas abordés ou du moins semblent ne pas l’être ? Comment savoir si un comportement non mentionné est un péché ou pas ?

 

homerNUL NE PEUT ÉCHAPPER Á SA CONSCIENCE

Les lois morales ont existé depuis toujours, toutefois elles n’ont été promulguées que sous Moïse. En effet, chacun est né avec une conscience qui lui permet de savoir instinctivement ce qui est bien et ce qui est mal même si on n’a jamais lu les dix commandements ou un texte de loi quelconque. Ainsi, lorsque Caïn a tué Abel, il a tout de suite su que ce qu’il avait fait était mal. Quand Dieu lui a demandé où était son frère, il n’a pas dit « Oh je l’ai tué car il m’énervait. Comment, je n’aurais pas dû faire ça ? Je ne savais pas que c’était mal de tuer ! » mais il a menti et éludé la question en tentant de faire diversion afin d’échapper à la sentence divine. Il était d’autant plus mal placé pour avancer l’argument de l’ignorance puisque Dieu n’avait pas encore retiré son Esprit de l’homme. Or l’Esprit est celui qui nous enseigne et nous dirige dans la vérité et la sainteté.

Cependant, en laissant le péché prendre de plus en plus d’ampleur dans sa vie, l’homme a démontré sa détermination à se rebeller contre Dieu et à s’affranchir de sa tutelle. En retirant son Esprit avant le déluge (Genèse 6 :3), Dieu a livré les hommes à leur sens réprouvé et la création entière s’en est trouvée pervertie.

« Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre » Genèse 6 :12.

 « Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, - avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu » Romains 8 :19-21.

Le verbe corrompre (shachath en hébreu) signifie détruire, corrompre, aller à la ruine, décadence. Le motvanité (mataiotes en grec) renvoie à ce qui est dépourvu de vérité et de convenance, perversité, dépravation, fragilité, manque de vigueur. Telle est la condition infligée par le péché à  tout homme et par extension à toute la création. L’absence de l’Esprit de Dieu ne fait qu’empirer cet état des choses. Ainsilà où le péché est pratiqué à l’excès jusqu’au point d’être enseigné, encouragé, institutionnalisé, les consciences sont forcément affectées au point où certains individus ont du mal à distinguer entre le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, la justice et l’injustice.

« Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre ! »Jonas 4 :11.

« Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ! » Esaïe 5 :20.

Notre génération a dépassé de loin l’iniquité de Sodome et Gomorrhe, villes au sujet desquelles on nous dit que leur péché était « énorme » (Genèse 18 :20). En effet, grands et petits, adultes et enfants se pressaient devant la porte de Lot pour faire violence à ses invités (Genèse 19 :11). Les enfants naissaient (et naissent encore) pécheurs en Adam  (Romains 3 :23) et étaient pervertis dès le berceau en imitant le mode de vie de leurs parents qui n’était que péché et abomination. Un constat similaire peut être fait de nos jours. Les institutions scolaires se sont empressées de se débarrasser de toute forme de moralité sous couvert de la laïcité et inculquent à nos enfants des préceptes impies  comme par exemple la banalisation et l’encouragement de l’avortement, de l’homosexualité ou encore la validation de la théorie du genre. A force de matraquage scolaire et médiatique, les enfants d’aujourd’hui, et donc les adultes de demain, ne verront rien de mal à ce type de comportements. Ainsi, la culture et l’éducation jouent un rôle majeur dans la conception que nous pouvons avoir du bien et du mal et peuvent (encore une fois à force de matraquage) affecter la conscience que Dieu nous a donnée. De ce fait, deux chrétiens issus de deux cultures différentes peuvent avoir une conception radicalement opposée en ce qui concerne une pratique. J’en veux pour preuve le mariage entre cousins. Chez les orientaux, le mariage entre cousins se pratique depuis des lustres et est donc bien accepté, ce qui n’est pas le cas en occident. [Voir article sur La prohibition de l’inceste ICI] Néanmoins, pour se retrouver avec une conscience totalement défaillante, il faut avoir atteint un niveau de possession démoniaque particulièrement grave, ce qui reste heureusement assez rare.

« Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus Christ les actions secrètes des hommes » Romains 2 :14-16.

Regardons bien ce qui est écrit ici. La Bible déclare que l’œuvre de la loi est inscrite dans la conscience de tout homme, y compris des païens. Aucun homme ne pourra se présenter devant Dieu en plaidant la cause d’une totale ignorance, en répondant à chaque chef d’accusation  par  « je ne savais pas ». Nul ne pourra échapper à sa conscience. L’œuvre de la loi dont il est question ici c’est tout simplement les dix commandements. Ces dix paroles sont gravées de façon indélébile dans la conscience de tout être humain.

« Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux… »

→ Personne ne pourra excuser son idolâtrie ou son impiété parce que l’évidence de l’existence de Dieu est manifeste au travers de la création et la stupidité de l’idolâtrie est tout aussi évidente.

« En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs coeurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! » Romains 1 :20-25.

« Ceux qui fabriquent des idoles ne sont tous que vanité, Et leurs plus belles oeuvres ne servent à rien ; Elles le témoignent elles-mêmes : Elles n’ont ni la vue, ni l’intelligence, Afin qu’ils soient dans la confusion. Qui est-ce qui fabrique un dieu, ou fond une idole, Pour n’en retirer aucune utilité ? Voici, tous ceux qui y travaillent seront confondus, Et les ouvriers ne sont que des hommes ; Qu’ils se réunissent tous, qu’ils se présentent, Et tous ensemble ils seront tremblants et couverts de honte. Le forgeron fait une hache, Il travaille avec le charbon, Et il la façonne à coups de marteau ; Il la forge d’un bras vigoureux ; Mais a-t-il faim, le voilà sans force ; Ne boit-il pas d’eau, le voilà épuisé. Le charpentier étend le cordeau, Fait un tracé au crayon, Façonne le bois avec un couteau, Et marque ses dimensions avec le compas ; Et il produit une figure d’homme, Une belle forme humaine, Pour qu’elle habite dans une maison. Il se coupe des cèdres, Il prend des rouvres et des chênes, Et fait un choix parmi les arbres de la forêt ; Il plante des pins, Et la pluie les fait croître. Ces arbres servent à l’homme pour brûler, Il en prend et il se chauffe. Il y met aussi le feu pour cuire du pain ; Et il en fait également un dieu, qu’il adore, Il en fait une idole, devant laquelle il se prosterne. Il brûle au feu la moitié de son bois, Avec cette moitié il cuit de la viande, Il apprête un rôti, et se rassasie ; Il se chauffe aussi, et dit : Ha ! Ha ! Je me chauffe, je vois la flamme ! Et avec le reste il fait un dieu, son idole, Il se prosterne devant elle, il l’adore, il l’invoque, Et s’écrie : Sauve-moi ! Car tu es mon dieu ! Ils n’ont ni intelligence, ni entendement, Car on leur a fermé les yeux pour qu’ils ne voient point, Et le coeur pour qu’ils ne comprennent point. Il ne rentre pas en lui-même, Et il n’a ni l’intelligence, ni le bon sens de dire : J’en ai brûlé une moitié au feu, J’ai cuit du pain sur les charbons, J’ai rôti de la viande et je l’ai mangée ; Et avec le reste je ferais une abomination ! Je me prosternerais devant un morceau de bois ! Il se repaît de cendres, Son coeur abusé l’égare, Et il ne sauvera point son âme, et ne dira point : N’est-ce pas du mensonge que j’ai dans ma main ? » Esaïe 44 :9-20.

« Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier » Exode 20 :7-8.

→ Ces commandements sont directement liés au premier. Quand Dieu exige qu’on n’aie pas d’autre dieux en dehors de lui et qu’on l’adore lui seul, la révérence vis-à-vis de son nom va de soi ainsi que la consécration du jour du sabbat qui était un avant-goût de la consécration totale exigée en Christ (Voir article sur le sabbat : Le repos de Dieu).

« Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.

Tu ne tueras point.

Tu ne commettras point d’adultère.

Tu ne déroberas point.

Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain » Exode 20 :12-17.

→ Tous les autres commandements traitent de nos rapports avec notre prochain et peuvent se résumer en ces termes : ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse et inversement, fais-lui le bien que tu aimerais que l’on te fasse. Là encore, c’est de l’évidence et du bon sens communs à tous les êtres humains.

« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » Matthieu 7 :12.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Matthieu 22 :39.

Qu’en est-il alors pour les personnes ayant subi une altération de la conscience après avoir reçu une éducation laïque et/ou religieuse contraire ou différente des préceptes bibliques ? Bien que je doute que ce soit le cas encore aujourd’hui, il peut exister encore des contrées qui n’ont jamais reçu l’évangile et n’ont jamais entendu parler de Jésus. Imaginons donc qu’une personne ayant vécu dans un village isolé au cœur d’une forêt quasi intacte se retrouve devant le Seigneur et que cette personne n’ait jamais été en contact avec la culture et la morale chrétiennes. Celle-ci sera jugée selon les normes morales de son village, de la société dans laquelle elle a vécu. Pour être sauvée, il faudrait que cette personne ait une conscience irréprochable. Ainsi, lorsqu’on pose des actes et que l’on est repris par sa conscience, il est évident qu’on pèche.

« C’est pourquoi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » Actes 24 :16.

NUL N’EST CENSÉ IGNORER LA LOI

La loi a été promulguée pour mettre en évidence le péché et appliquer les sanctions à ceux qui l’enfreignent (Romains 7). Autrement dit : la loi existe parce que le péché existe. Sans péché, il n’est nul besoin de légiférer et d’envisager des sanctions.

Nul n’est censé ignorer la loi car d’une part elle a été gravée dans nos cœurs et d’autre part parce que les lois adoptées par les nations pour nous permettre de vivre en harmonie sont inspirées de la loi de Dieu. C’est d’ailleurs pour cela que la Bible nous recommande d’être soumis aux autorités : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu » (Romains 13 :1). La loi s’applique à tout le monde car nul n’est au-dessus d’elle. Les chrétiens doivent être soumis aux autorités civiles. Chrétiens comme païens doivent respecter le code de la route, payer leurs impôts etc. Dieu étant au-dessus de toute autorité (Ephésiens 1 :20-21 ; Colossiens 2 :10), nous pouvons nous soustraire aux lois des hommes lorsque celles-ci l’offensent et nous contraignent à pécher.

Pour nous qui sommes enfants de Dieu, la Bible entière peut être considérée comme un texte de loi dans la mesure où elle nous communique, de manière non exhaustive, un code de bonne conduite à suivre. A moins que nous vivions sous un régime totalitaire qui interdit la circulation et la possession de bibles, nous avons tous accès à la Parole de  Dieu et cette Parole nous avons le devoir et la responsabilité de la méditer jour et nuit (Josué 1 :8 ; Psaumes 119 :15). Même si Dieu a établi dans l’Eglise des enseignants et des docteurs, on ne cessera jamais d’insister sur la nécessité d’avoir une vie de méditation personnelle afin de s’assurer de ne pas être induits en erreur (Actes 17 :11).

Jésus a dit « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent […]Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers » (Jean 10 :27 ; 5). On ne peut pas se réclamer du Seigneur et suivre des étrangers, des faux pasteurs qui nous prêchent un autre évangile. Il est indispensable et salutaire d’avoir une connaissance personnelle des Ecritures et donc une foi solidement ancrée (Romains 10 :17) et enfin les actes qui vont avec (Jacques 2 :18-26).

Une bonne connaissance des Écritures nous aide à distinguer entre le bien et le mal et à déterminer par déduction ce qui est un péché et ce qui ne l’est pas, même si la Bible n’aborde pas le sujet de manière directe.

Prenons un exemple.

Comment savoir si la masturbation est un péché ou pas ?

Ouvrons la Bible et voyons si ce mot s’y trouve. La réponse est non. Qu’est-ce que la masturbation ? C’est une excitation sexuelle manuelle de ses organes génitaux pour se procurer un plaisir sexuel. Que nous dit la Bible au sujet de la sexualité ? Celle-ci doit avoir lieu dans le cadre conjugal c’est-à-dire entre personnes hétérosexuelles mariées (Genèse 2 :24 ; Lévitique 18 :22 ; Lévitique 20 :13 ; 1 Corinthiens 7 :3 ; Hébreux 13 :4 ). Or on constate que la masturbation relève d’une sexualité solitaire, qui sort du cadre établi par Dieu (le mariage), et égoïste car centrée uniquement sur soi. Existe-t-il d’autres arguments en défaveur de la masturbation ? Nous savons que la Bible condamne la convoitise (Proverbes 16 :30 ; Matthieu 5 :28) or la convoitise est directement liée à la masturbation puisque cet acte s’accompagnent de fantasmes. Existe-t-il dans la Bible un ou plusieurs passages qui laisseraient entendre que cet acte est permis ou alors neutre ? La réponse est non.

Prenons un autre exemple.

Est-il permis de se droguer ? Là aussi la Bible ne mentionne à aucun moment la drogue mais nous savons que Dieu ne veut pas que nous nous nous enivrions avec le vin (Ephésiens 5 :18). Si Dieu ne veut pas que nous nous enivrions en buvant, il n’y a aucune raison qu’il permette que l’on se soûle en fumant, en sniffant ou en se piquant. Par ailleurs, il est dit que notre corps est le temple du Saint-Esprit et que nous ne nous appartenons pas à nous-mêmes (1 Corinthiens 6 :19). Il ne nous est donc pas permis d’en faire n’importe quoi. Et lisez bien ceci : « Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes » (1 Corinthiens 3 :17). Question : la drogue et l’alcool portent-ils atteinte à l’intégrité et à la santé de notre corps ? Autrement dit : ces substances détruisent-elles ou édifient-elles ? Elles détruisent. Or il est écrit : « Tu ne tueras point » (Exode 20 :13). Conclusion : celui qui abuse du vin et se drogue détruit son corps et s’expose au jugement de Dieu. Donc oui, le fait de se droguer est un péché.

La méconnaissance des Écritures a amené énormément de chrétiens à pécher et à se retrouver dans des situations gravissimes. J’en veux pour preuve ces soi-disant hommes de Dieu liés par l’adultère qui justifient leur péché en prétextant avoir l’onction salomonique ou encore ces femmes qui ont été abusées sexuellement par des pasteurs qui prétendaient les délivrer via un rapport sexuel…

DIRECTION DU SAINT-ESPRIT ET CONVICTION PERSONNELLE

bien_mal_4La Bible nous dit que la lettre tue mais que l’Esprit vivifie (2 Corinthiens 3 :6). Ailleurs il est écrit que tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu (Romains 8 :14). Donc un véritable enfant de Dieu n’est pas celui qui applique la lettre sans discernement mais celui qui se laisse conduire par le Saint-Esprit. Attention, cela ne signifie pas qu’il faille interroger l’Esprit Saint à chaque verset que l’on lit pour savoir si c’est le moment ou non de l’appliquer mais de se laisser enseigner et conduire par lui, en particulier sur les sujets qui restent flous ou qui n’ont pas été abordés. Une stricte application de la lettre sans la connaissance globale des Écritures ni la conduite du Saint Esprit peut nous amener à poser des actes graves comme tuer ceux qui ne respectent pas le shabbat ou ceux qui ont commis l’adultère (Exode 31 :14 ; Lévitique 20 :10).

« Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » Jean 14 :26.

« Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement » Jean 16 :7-8.

A la lumière de ces passages, nous voyons que l’enseignant par excellence c’est le Saint-Esprit. D’ailleurs son enseignement nous rappellera toujours les paroles de Jésus et nous poussera toujours à agir en conséquence. C’est aussi lui qui met dans notre cœur une conviction concernant le péché, la justice et le jugement. La conviction est un état d’esprit de quelqu’un qui croit fermement à la vérité de ce qu’il pense, une certitude. Par définition, la conviction s’oppose au doute.

« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il l’a demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies » Jacques 5 :1-8.

Une personne conduite par le Saint-Esprit agit par conviction. A partir du moment où elle doute, le péché n’est pas loin. N’oublions pas que notre conscience doit être nette devant le Seigneur.

« Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » Romains 14: 23.

Beaucoup aimeraient que la Bible soit organisée comme un mode d’emploi ou les comportements seraient minutieusement décortiqués et classés dans la case « péché » ou « pas péché ». Or cela ne fonctionne pas ainsi. Certains péchés sont clairement mentionnés, d’autres ne le sont pas parce qu’il est impossible de consigner dans un livre les profondeurs de Satan tout comme il est impossible d’y consigner toute la sagesse de Dieu. De plus, nous oublions souvent que le péché n’est pas seulement un acte donné qualifié et reconnu comme étant un péché mais qu’il est aussi caractérisé par la désobéissance. Il peut être question d’une désobéissance à un commandement écrit par le doigt de Dieu ou de refuser de se plier à une directive que  l’Esprit saint nous a faite  à titre personnel.

Ainsi, certains actes ne sont pas en eux-mêmes des péchés mais nous pouvons cependant pécher en les posant. Par exemple : ce n’est pas un péché de manger, mais si on mange alors que Dieu nous demande de jeûner, on pèche. Le roi Saül était un pécheur de ce type-là, il respectait les grandes lignes de la loi mais désobéissait aux recommandations spécifiques que le Seigneur lui adressait. Nous comprenons donc pourquoi la marche par l’Esprit est tellement importante : en dehors des grandes recommandations générales, Dieu peut avoir des exigences particulières à notre égard auxquelles nous devons nous soumettre. Ainsi, vérifier auprès d’un tiers si cette demande spécifique est de Dieu ou non n’a pas de sens puisque c’est une affaire entre Dieu et nous. Les conseils d’un frère ou d’une sœur mature dans la foi peuvent être utiles, mais pas toujours… Chacun doit cultiver son intimité avec le Seigneur.

Il existe pas mal de sujets sur lesquels les chrétiens ne sont pas d’accord : le port du voile par la femme et autres détails vestimentaires, le respect de certaines fêtes et jours fériés, la contraception, le divorce et le remariage, la sexualité, le régime alimentaire… Ces désaccords donnent lieu à de longues discussions qui dérivent souvent en disputes. Les participants en sortent alors irrités au lieu d’être édifiés.

Il y a des sujets qui sont salutaires et d’autres non. Pour ma part, je considère que le fait de se voiler ou non, de porter un pantalon ou une jupe, n’influe en rien sur le salut si nous respectons les recommandations bibliques concernant la pudeur et la bienséance (voir article Le chrétien et son apparence physique). De même, je ne crois pas que notre régime alimentaire puisse mettre en danger notre salut (à moins d’être cannibale ou de pratiquer chaque jour des beuveries et des excès de table→ Romains 13 :13 ; Galates 5 :21). Je m’efforce d’être agréable à Dieu tous les jours, aussi les nouvelles lunes et les sabbats n’ont aucune importance à mes yeux. Je ne mange pas de viande saignante mais c’est d’avantage par goût personnel que par conviction doctrinale (Lévitique 17 :14). Je pourrais aisément démontrer Bible en main que ces préceptes ne sont plus d’actualité mais je me refuse de le faire systématiquement car j’estime que du fait de leur neutralité, il n’est pas nécessaire de rentrer dans des débats, à moins que le Seigneur m’y pousse.

Je respecte cependant ceux qui, pour le Seigneur, vont se voiler, s’imposer un régime alimentaire, faire des distinctions entre les jours (voir tout le chapitre 14 de l’épître aux Romains) etc. Je ne les juge pas car ils agissent selon leur conviction et pour le Seigneur (j’insiste) et j’entends qu’ils ne me jugent pas non-plus car j’agis par conviction (Colossiens 2 :16-23). Bien entendu, il y a des sujets bien plus sérieux et clivants, par exemple  en matière de moralité et en rapport avec la divinité de Jésus, qui peuvent avoir des incidences sur le salut. Le point de vue de certaines personnes sur ces sujets-là me font parfois froid dans le dos. J’ai cependant compris une chose, c’est le Saint-Esprit qui convainc et non un homme. Alors plutôt que de gaspiller sa salive dans des discours incessants qui sont souvent révélateurs de notre orgueil, il vaut mieux s’agenouiller et demander au Seigneur de nous éclairer. Plus le temps passe et moins je suis encline à argumenter sans cesse dans  des débats sans fin. Ma part c’est d’avoir un comportement cohérant avec la conviction que le Saint-Esprit a mise dans mon cœur. Ma part c’est aussi d’obéir au Seigneur et de faire en sorte que sa volonté parfaite se réalise dans ma vie.

J’ai constaté qu’il y a deux types de chrétiens : ceux qui aiment le Seigneur et ceux qui font semblant. Ceux qui aiment le Seigneur peuvent être dans l’erreur pendant un temps mais ils finissent tôt ou tard par se recadrer et se plier à la vérité lorsqu’ils l’entendent. Ceux qui n’aiment pas le Seigneur abusent de leur liberté et trouvent toujours des prétextes pour faire leur volonté en tordant le sens des Écritures et en profitant de certains « flous » pour satisfaire leurs désirs. Parmi eux, il y en aura qui viendront demander des conseils en faisant mine de chercher la face de Dieu mais en espérant secrètement qu’on valide les actes qu’ils sont déterminés à poser. Ils pensent ainsi pouvoir un jour pouvoir se dédouaner devant Dieu en lui disant : « Ce n’est pas de ma faute, c’est la faute d’un tel. Je lui ai demandé conseil et il m’a dit que je pouvais le faire ». Et puis il y aura toujours des prétendus chrétiens pour dire : « La Bible ne parle pas de la masturbation donc je peux me masturber »« La Bible n’interdit de s’enivrer qu’avec du vin, elle n’interdit pas de le faire avec du whisky »« Dieu a créé la nature, l’herbe c’est naturel, je peux donc la fumer»,  « Salomon a eu sept cent femmes et trois cent concubines, j’ai donc le droit d’être polygame ». A ces personnes je leur dis désormais : c’est votre problème avec Dieu. Bon courage !

Aux autres : « Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus » (Philippiens 3 :15).

Que le Seigneur nous garde tous.

Adèle F.

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